Thermostat obligatoire : 2027 dans le neuf, 2030 dans l'existant

Réguler automatiquement la température pièce par pièce va devenir la règle dans tous les logements. Un décret du 7 juin 2023 l'impose à l'ensemble des bâtiments chauffés — maisons individuelles, copropriétés, tertiaire. L'échéance unique du 1er janvier 2027, jugée intenable pour le parc existant, a toutefois été revue fin 2025 : voici ce qui reste obligatoire, pour qui et quand.

Ce que dit la réglementation

Le décret n° 2023-444 du 7 juin 2023 impose un système de régulation automatique de la température de chauffage, pièce par pièce, capable de suivre une programmation au pas horaire. Concrètement, selon l'installation : un thermostat programmable relié à la chaudière ou à la pompe à chaleur, des robinets thermostatiques programmables sur les radiateurs à eau, ou la régulation intégrée aux émetteurs électriques récents. Aucune obligation d'objet connecté : un dispositif programmable simple suffit.

Deux échéances : 2027 pour le neuf, 2030 pour l'existant

L'installation incombe au propriétaire ; l'entretien courant relève de l'occupant, comme pour le reste de l'installation de chauffage. Dans les immeubles en chauffage collectif, l'obligation rejoint celle de l'individualisation des frais de chauffage : mesurer et réguler vont de pair.

Des exceptions prévues

L'obligation tombe lorsque l'installation n'est pas techniquement ou économiquement réalisable, notamment quand le temps de retour sur investissement dépasse dix ans — un cas de figure rare pour un simple thermostat, plus fréquent pour la régulation pièce par pièce de certains systèmes anciens. Aucune sanction spécifique n'est prévue à ce stade pour les particuliers, mais l'équipement pourra être vérifié à l'occasion des contrôles et entretiens obligatoires des systèmes de chauffage.

Quel effet sur la facture et sur le DPE ?

Selon l'ADEME, une régulation performante permet jusqu'à 15 % d'économies sur la consommation de chauffage : chauffer à la bonne température, au bon moment, uniquement les pièces occupées. L'effet sur l'étiquette du DPE reste en revanche marginal : la méthode de calcul valorise avant tout l'isolation et le système de chauffage lui-même, comme l'explique notre guide améliorer sa classe DPE. Le thermostat est donc un investissement de facture plus que d'étiquette — souvent l'un des plus rentables qui soit, en particulier avec un chauffage électrique pilotable finement. Côté budget, l'éventail est large : de quelques dizaines d'euros pour un thermostat programmable filaire ou des têtes thermostatiques mécaniques, à quelques centaines d'euros pour un système de régulation pièce par pièce installé par un professionnel — un coût généralement amorti en deux ou trois hivers.

Questions fréquentes

Le thermostat connecté est-il obligatoire ?

Non. La réglementation exige une régulation automatique programmable de la température pièce par pièce, pas un objet connecté : un thermostat programmable classique ou des robinets thermostatiques programmables répondent à l'obligation.

Quelle est la date limite pour équiper mon logement ?

Le 1er janvier 2030 pour les logements existants, après le report décidé par le décret du 26 décembre 2025. Les bâtiments neufs restent soumis à l'échéance du 1er janvier 2027.

Qui paie l'installation dans un logement loué ?

Le propriétaire, comme pour les autres équipements du logement. L'entretien courant du dispositif revient en revanche à l'occupant, au même titre que celui du reste de l'installation de chauffage.

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Sources officielles

Guide mis à jour le 25/08/2026.

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